{"id":2694,"date":"2016-11-08T19:11:55","date_gmt":"2016-11-08T17:11:55","guid":{"rendered":"http:\/\/sebastiandiezig.com\/wordpress\/?p=2694"},"modified":"2017-02-28T19:17:53","modified_gmt":"2017-02-28T17:17:53","slug":"presseartikel-des-moments-privilegies-aux-fetes-musicales-la-liberte-8-11-2016","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sebastiandiezig.com\/wordpress\/presseartikel-des-moments-privilegies-aux-fetes-musicales-la-liberte-8-11-2016\/","title":{"rendered":"Presseartikel: &#8220;Des moments privil\u00e9gi\u00e9s aux F\u00eates musicales&#8221; (La Libert\u00e9, 8.11.2016)"},"content":{"rendered":"<p>&#8220;La Libert\u00e9&#8221;, 08.11.2016<\/p>\n<p>LISE-MARIE PILLER<\/p>\n<p><b>Critique\/Broye-Vully \u00bb\u00a0<\/b>Avec une nouvelle \u0153uvre en cr\u00e9ation, il y a la f\u00e9brilit\u00e9 d\u2019assister \u00e0 un bout, m\u00eame modeste, d\u2019histoire musicale qui s\u2019\u00e9crit. Non pas que l\u2019\u00e9criture de Michel Rosset se situe dans l\u2019avant-garde, mais l\u2019in\u00e9dit des sonorit\u00e9s rend le moment tout de m\u00eame privil\u00e9gi\u00e9. C\u2019est ce qu\u2019ont offert dimanche apr\u00e8s midi les F\u00eates musicales de Bulle \u00e0 leur public r\u00e9uni \u00e0 la chapelle Notre-Dame de Compassion, \u00e9crin id\u00e9al pour la musique de chambre. La disposition d\u00e9j\u00e0 est originale: une voix de baryton et un violoncelle (connu lui aussi pour \u00abchanter\u00bb), des percussions (m\u00e9tallophone et marimba entre autres) et un piano. Entre ces deux \u00abpaires\u00bb d\u2019instruments, le compositeur cultive des parent\u00e9s sonores, cr\u00e9e des \u00e9chos.<\/p>\n<p>Il a d\u00e9fini son \u0153uvre en sous-titre comme une \u00abfantaisie\u00bb: forme l\u00e9g\u00e8re et libre s\u2019il en est. Pour la structurer: des po\u00e8mes du Fribourgeois Fr\u00e9d\u00e9ric Wandel\u00e8re. En pr\u00e9ambule du concert, Michel Rosset d\u00e9crit les textes qu\u2019il a choisis et mis en forme comme \u00abschubertiens\u00bb; mais le style musical de cette <i>Ombre dans le vent<\/i> n\u2019est lyrique que dans certains passages. L\u2019\u0153uvre est surtout marqu\u00e9e par des rythmes tr\u00e8s irr\u00e9guliers, \u00e0 la limite parfois du jazz, malgr\u00e9 une structure tr\u00e8s tenue (trois parties dans chacun des quatre mouvements, un passage parl\u00e9 \u00e0 la fin de chaque mouvement).<\/p>\n<p><b>Le \u00abWanderer\u00bb<\/b> de Michel Rosset (dans le premier mouvement \u00e0 l\u2019enseigne du<i> P\u00e8lerin<\/i>) fait des pauses, dans des moments o\u00f9 le temps se suspend, cr\u00e9ant une atmosph\u00e8re \u00e9trange, myst\u00e9rieuse. Les quatre voix \u2013\u00a0Annick Richard (percussions), Riccardo Bovino (piano), Jean-Luc Waeber (baryton), Sebastian Diezig (violoncelle)\u00a0\u2013 sont trait\u00e9es de mani\u00e8re \u00e9quivalente, loin du mod\u00e8le soliste avec accompagnement. La voix se marie au violoncelle. Les instruments percussifs, y compris le piano, tirent le violoncelle vers les pizzicati. La musique sautille, jusqu\u2019\u00e0 cet <i>Orage <\/i>int\u00e9rieur, plus sugg\u00e9r\u00e9 que d\u00e9crit.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9criture est subtile: l\u2019inqui\u00e9tude du deuxi\u00e8me mouvement tient dans les gammes descendantes, les frottements harmoniques, les glissandi du violoncelle, les rythmes irr\u00e9guliers, mais les effets sont fins, comme des pointill\u00e9s sur un tableau. Le mouvement de l\u2019hiver a un caract\u00e8re \u00e9vanescent, virevoltant (les flocons de neige?), parfois fantastique. L\u2019ambiance n\u2019est pas \u00e0 la tristesse, le marimba finit d\u2019ailleurs sur une gamme ascendante. La tension est plut\u00f4t marqu\u00e9e quand les quatre voix jouent ensemble.<\/p>\n<p>On retrouve dans le dernier mouvement, fid\u00e8lement \u00e0 la notion du \u00abcycle\u00bb des saisons, le caract\u00e8re sautillant du d\u00e9but de l\u2019\u0153uvre, apr\u00e8s un passage intense et lyrique entre la voix et le violoncelle. Pas de gros accord final en apoth\u00e9ose, juste une note au piano (qui avait ouvert l\u2019\u0153uvre), pour l\u00e2cher la bride, laisser la musique r\u00e9sonner encore en soi et donner envie d\u2019y revenir.<\/p>\n<p>Le bonheur d\u2019\u00e9coute se poursuit en deuxi\u00e8me partie de concert, avec une magnifique version d\u2019un \u00abclassique\u00bb du r\u00e9pertoire schubertien: la <i>Sonate argeggione<\/i>. Sebastian Diezig, avec le pianiste Riccardo Bovino, fait chanter son violoncelle de mani\u00e8re tr\u00e8s viennoise, tr\u00e8s dansante. Il joue par c\u0153ur, dansant dans la lumi\u00e8re et l\u2019ombre, dans une l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 et une inqui\u00e9tude toutes romantiques. La partition est virtuose, elle pousse l\u2019instrument \u00e0 ses limites; il craque, pleure, passant par toute la gamme des \u00e9motions. C\u2019est une musique qui sonne de mani\u00e8re tr\u00e8s proche, tr\u00e8s intime.<\/p>\n<p><b>Et malgr\u00e9 la r\u00e9currence<\/b> des th\u00e8mes, il y a l\u00e0 une mani\u00e8re de d\u00e9jouer les attentes, de renouveler le discours, avec des modulations harmoniques, des changements de rythmes, des nouveaux th\u00e8mes, qui rendent ce \u00abtube\u00bb absolument enthousiasmant. <b>ELISABETH HAAS<\/b><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&#8220;La Libert\u00e9&#8221;, 08.11.2016 LISE-MARIE PILLER Critique\/Broye-Vully \u00bb\u00a0Avec une nouvelle \u0153uvre en cr\u00e9ation, il y a la f\u00e9brilit\u00e9 d\u2019assister \u00e0 un bout, m\u00eame modeste, d\u2019histoire musicale qui s\u2019\u00e9crit. Non pas que l\u2019\u00e9criture de Michel Rosset se situe dans l\u2019avant-garde, mais l\u2019in\u00e9dit des sonorit\u00e9s rend le moment tout de m\u00eame privil\u00e9gi\u00e9. 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